Eddings et Novik
Histoire de faire une pause dans ma frénésie de Pratchett (pas de lassitude, juste que c'est pas le moment, financièrement parlant, d'acheter des bouquins a 15€ l'unité. Et pis en prime, ya plus de place sur les étagères), j'ai été faire un tour chez France Loisirs (ça évite aussi de recevoir l'achat par défaut du trimestre, "Historique de la cuisine au saindoux à travers les âges").
Pour la modique somme de 80€ (oui en fait, c'était pas nécessairement très sensé sur le plan financier, mais merde quoi), je suis donc reparti avec les 2 tomes de la Rédemption d'Althalus (Leigh et David Eddings. J'ai d'ailleurs appris sur la 4ème de couv la mort de M'ame Eddings, c'est bien triste de voir ainsi séparé un couple suffisamment en harmonie pour écrire à 4 mains), les 4 premiers tomes de "Téméraire" (Naomi Novik), un prélude aux Aventuriers de la Mer dont j'ai oublié le titre (du prélude, pas des Aventuriers de la Mer, si ya des gens assez cons pour douter) mais pas l'auteur (Robin Hobb), et la précommande des tomes 5 et 6 de la Symphonie des Siècles (Elizabeth Haydon). La vendeuse a un peu halluciné et j'ai bien profité des promos d'été (3 achetés, 1 offert).
J'ai joyeusement commencé par la Rédemption d'Althalus (que j'écris systématiquement Rédemtpion à la première frappe, accessoirement). Eddings n'a jamais été pour moi le symbole d'une grande originalité, mais la Belgariade ayant fait partie de mes premières lectures, je gardais un certain plaisir à lire ses séries.
Me voilà guéri. Trop c'est trop. Histoire trop convenue, aucune surprise. Qu'aucun gentil ne meure, on a l'habitude, c'est du Eddings. Que les gentils gagnent, qu'ils finissent tous en couples, qu'au moins deux d'entre eux aient des pouvoirs divins, idem.
Mais que les méchants soient suffisamment cons pour perdre (non seulement perdre, mais ne même pas inquiéter une seconde les gentils) malgré l'avantage indéniable d'une expérience de plusieurs millénaires dans l'utilisation des mêmes pouvoirs que les gentils, et se faire damer le pion en beauté par une bande de crétins nés de la dernière pluie, qui découvrent à peine leurs pouvoirs et leur destinée, et parviennent pourtant à mieux les exploiter.
C'est vraiment dommage, car on retrouve aussi les bons côtés d'Eddings. Humour de guerre (Eddings, c'est un peu le John Mac Lane de la fantasy pour ça) et personnages attachants avant tous. Mais bordel, c'est pas parce qu'ils sont attachants qu'il faut pas en faire crever un de temps en temps. Gemmell à lui aussi de superbes personnages (nettement plus "denses" d'ailleurs, ils ne se contentent pas d'être charismatiques), ça l'empêche pas de les faire crever, et en beauté.
Ces bouquins m'ont vraiment laissé un goût amer. Ca m'a un peu rappelé la Prophétie des Pierres de Flavia Bujor, une "prodige" de 13 ans qui avait pondu une prodigieuse merde littéraire, dont j'aurais pu, sans mentir, écrire la totalité du scénario à partir du prologue. Elle avait cependant l'excuse d'être très jeune.
C'est donc passablement énervé (ça s'est vu ?) que je me suis attaqué à Téméraire, de Naomi Novik. Là, je partais avec un a priori plutôt négatif. Des dragons dans les guerres napoléoniennes ? Et la marmotte, elle mets un costume d'amiral et dirige l'armée anglaise ?
Et après avoir dévoré le premier tome (sisi, dévoré. 18h - 3h du mat', une brève pause de 10 minutes pour manger, une autre de 2 heures pour accomplir le devoir conjugal en vitesse), ben j'ai commencé le deuxième. A 3h du mat', donc. Juste extraordinaire. C'est tellement bien écrit, les dragons sont si naturellement intégrés dans l'histoire qu'on se demande si les bouquins de cours de lycée ne nous auraient pas caché des trucs. J'ai donc joyeusement lu les 4 tomes à ma disposition en 4 jours (j'aurais bien fait plus vite, mais malheureusement, parfois, faut aller bosser). A lire, donc. (et pour bien enfoncer le clou par rapport à Eddings qui donne l'avantage à un gamin de treize ans face à un génie de mal de cinq millénaires côté machiavélisme, Novik à la bonté de faire galérer un militaire propriétaire d'un dragon de vingt tonnes. J'aime, ça doit être mon côté sadique, celui qui m'a fait adorer l'Assassin Royal).
En résumé : Eddings 0, Novik 1
Après un bref interlude Pratchettien (Les Ch'tits Hommes Libres, énorme, Miyards !), je vais pouvoir passer chercher la Symphonie des Siècles, qui a eu la gentillesse d'être livrée à temps pour ne pas me laisser seul et désemparé sans rien à lire.
I'll be back.
Ps : Pis sinon, pour la ptite histoire, j'ai enfin reçu mes offres de prêt, je vais pouvoir emménager dans mon nouvel appart début septembre. Nouvel appart, c'est à dire encore plus de place pour ranger des bouquins. Muahahah.
Pour la modique somme de 80€ (oui en fait, c'était pas nécessairement très sensé sur le plan financier, mais merde quoi), je suis donc reparti avec les 2 tomes de la Rédemption d'Althalus (Leigh et David Eddings. J'ai d'ailleurs appris sur la 4ème de couv la mort de M'ame Eddings, c'est bien triste de voir ainsi séparé un couple suffisamment en harmonie pour écrire à 4 mains), les 4 premiers tomes de "Téméraire" (Naomi Novik), un prélude aux Aventuriers de la Mer dont j'ai oublié le titre (du prélude, pas des Aventuriers de la Mer, si ya des gens assez cons pour douter) mais pas l'auteur (Robin Hobb), et la précommande des tomes 5 et 6 de la Symphonie des Siècles (Elizabeth Haydon). La vendeuse a un peu halluciné et j'ai bien profité des promos d'été (3 achetés, 1 offert).
J'ai joyeusement commencé par la Rédemption d'Althalus (que j'écris systématiquement Rédemtpion à la première frappe, accessoirement). Eddings n'a jamais été pour moi le symbole d'une grande originalité, mais la Belgariade ayant fait partie de mes premières lectures, je gardais un certain plaisir à lire ses séries.
Me voilà guéri. Trop c'est trop. Histoire trop convenue, aucune surprise. Qu'aucun gentil ne meure, on a l'habitude, c'est du Eddings. Que les gentils gagnent, qu'ils finissent tous en couples, qu'au moins deux d'entre eux aient des pouvoirs divins, idem.
Mais que les méchants soient suffisamment cons pour perdre (non seulement perdre, mais ne même pas inquiéter une seconde les gentils) malgré l'avantage indéniable d'une expérience de plusieurs millénaires dans l'utilisation des mêmes pouvoirs que les gentils, et se faire damer le pion en beauté par une bande de crétins nés de la dernière pluie, qui découvrent à peine leurs pouvoirs et leur destinée, et parviennent pourtant à mieux les exploiter.
C'est vraiment dommage, car on retrouve aussi les bons côtés d'Eddings. Humour de guerre (Eddings, c'est un peu le John Mac Lane de la fantasy pour ça) et personnages attachants avant tous. Mais bordel, c'est pas parce qu'ils sont attachants qu'il faut pas en faire crever un de temps en temps. Gemmell à lui aussi de superbes personnages (nettement plus "denses" d'ailleurs, ils ne se contentent pas d'être charismatiques), ça l'empêche pas de les faire crever, et en beauté.
Ces bouquins m'ont vraiment laissé un goût amer. Ca m'a un peu rappelé la Prophétie des Pierres de Flavia Bujor, une "prodige" de 13 ans qui avait pondu une prodigieuse merde littéraire, dont j'aurais pu, sans mentir, écrire la totalité du scénario à partir du prologue. Elle avait cependant l'excuse d'être très jeune.
C'est donc passablement énervé (ça s'est vu ?) que je me suis attaqué à Téméraire, de Naomi Novik. Là, je partais avec un a priori plutôt négatif. Des dragons dans les guerres napoléoniennes ? Et la marmotte, elle mets un costume d'amiral et dirige l'armée anglaise ?
Et après avoir dévoré le premier tome (sisi, dévoré. 18h - 3h du mat', une brève pause de 10 minutes pour manger, une autre de 2 heures pour accomplir le devoir conjugal en vitesse), ben j'ai commencé le deuxième. A 3h du mat', donc. Juste extraordinaire. C'est tellement bien écrit, les dragons sont si naturellement intégrés dans l'histoire qu'on se demande si les bouquins de cours de lycée ne nous auraient pas caché des trucs. J'ai donc joyeusement lu les 4 tomes à ma disposition en 4 jours (j'aurais bien fait plus vite, mais malheureusement, parfois, faut aller bosser). A lire, donc. (et pour bien enfoncer le clou par rapport à Eddings qui donne l'avantage à un gamin de treize ans face à un génie de mal de cinq millénaires côté machiavélisme, Novik à la bonté de faire galérer un militaire propriétaire d'un dragon de vingt tonnes. J'aime, ça doit être mon côté sadique, celui qui m'a fait adorer l'Assassin Royal).
En résumé : Eddings 0, Novik 1
Après un bref interlude Pratchettien (Les Ch'tits Hommes Libres, énorme, Miyards !), je vais pouvoir passer chercher la Symphonie des Siècles, qui a eu la gentillesse d'être livrée à temps pour ne pas me laisser seul et désemparé sans rien à lire.
I'll be back.
Ps : Pis sinon, pour la ptite histoire, j'ai enfin reçu mes offres de prêt, je vais pouvoir emménager dans mon nouvel appart début septembre. Nouvel appart, c'est à dire encore plus de place pour ranger des bouquins. Muahahah.

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