lundi 22 février 2010

Troie


Bon, avant toute chose, je tiens à préciser que même sans avoir lu les deux premiers, Troie est parfaitement compréhensible (j'ai honte, mais je suis moralement obligé de la faire à chaque occasion depuis le jour où j'ai fait marrer toute une salle de ciné en le disant pendant la bande-annonce du film (à noter que ça marche nettement moins bien avec 300 et 10000)).

Donc, Troie, de Gemmell. Malgré les trois tomes de Druss de toute beauté, je commençais à en avoir un peu marre de cet auteur. Les tomes des Drenaï se ressemblent tous, Waylander est dans la même style. C'est de l'héroïc fantasy pure et dure, du grosbill, du barbare, de la team uniclasse prête pour n'importe quel donjon. A force, ça gave.

Quand j'ai vu débarquer le premier tome de Troie (attention, suivez bien, parce que ça va vite devenir galère, ça tombe bien pour une saga qui se passe à 50% sur l'eau, hahaha, je me gausse), je l'ai donc boudé, pour plusieurs raisons :
- Gemmell me saoulait
- Je me doutais que chaque tome ne serait pas indépendant, et j'aime pas attaquer ce genre de série sans avoir la totalité sous la main
- J'étais en plein dans une relecture de l'intégrale de Oui-Oui, et je me voyais mal passer du pays des jouets à la grèce antique

Les mois ont passé, les autres tomes sont sortis, mais la raison principale restait valable, et je ne les ai donc pas achetés/lus en ninja chez Cultura. Il aura donc fallu que mon ami Ludo m'amène le premier tome à l'improviste pour que je commence à le lire, au début sans grand enthousiasme (normalement, il ne suffit pas de m'amener un bouquin pour que je le lise, mais Ludo, il fait le double de ma taille, le double de mon poids, et j'aime à appliquer le vieil adage tiré de Lanfeust de Troy - tiens, on y revient, même pas fait exprès, quel talent, les dieux me transportent - énoncé par Hébus "Quand le Troll parle, l'homme avisé l'écoute"), mais très rapidement (oui je sais, il y a eu 4 lignes de parenthèse, mais démerdez vous pour retrouver le début de la phrase) je me suis laissé emporter. D'abord, j'ai toujours aimé la mythologie antique, et particulièrement l'Illiade et l'Odyssée. Ensuite, c'est juste du très grand Gemmell.

Les pages restantes du premier tome déclinant à vue d'oeil, je me suis vu contraint de prendre Ludo entre quat'z'yeux (à l'aide d'un escabeau) pour qu'il me ramène les deux restants (à domicile siouplé, faut pas déconner). Une semaine plus tard, tout est lu, et vraiment rien à dire.

L'Illiade est revisitée de fond en comble, les personnages sont charismatiques ou antipathiques à souhait, les libertés prises avec le récit d'Homère (pas le chauve à la peau jaune, l'autre) ne font qu'ajouter à la beauté de la légende. Au passage, Gemmell parvient même à intégrer l'Odyssée, via les récits d'Ulysse tout au long des bouquins.

Bref une trilogie qui me réconcilie avec Gemmell, l'Illiade à la sauce héroïc-fantasy (mais sans fantasy, eh ouais), on retrouve tous les bons côtés de l'auteur avec quelques bonnes surprises, à lire absolument. A noter que le troisième tome est cosigné par Stella Gemmell, qui a collaboré tout au long de la série et a terminé de l'écrire seule, David étant malheureusement décédé en 2006.

Sinon moi, ça va.

dimanche 11 octobre 2009

Sur la commode, c'est bien

... en vitrine, c'est mieux.


Non, ce billet ne traite pas de la comparaison entre le sexe sur meubles communs et l'exhibition dans la rue.

C'est juste pour me la péter avec ma joulie vitrine vite achetée et vite montée pour héberger mes figurines ("collec de puceau !").



Quoi, être adulte et indépendant, ça ne sert pas à s'acheter ce dont on rêvait étant gosse ? On m'aurait menti ?

M'en fous, je suis content :D

vendredi 2 octobre 2009

Et sinon, à part ça ?

Ca va.

Nouvel appart depuis début septembre, pas loin de trois fois plus grand que l'ancien, ce qui permet de faire cohabiter une copine qui a du goût, un chat qui a du tigre, et une collection naissante de figurines saint seiya vintage sans que les deux premiers ne croisent trop souvent la dernière.

Pour les incultes, ou ceux dont les parents étaient contre le Club Dorothée (tentez le procès), des figurines Saint Seiya vintage, c'est ça :


C'est donc très esthétique, très brillant, et un poil trop geek pour être exposé dans le salon. Heureusement, aucune prescription contre un positionnement dans la chambre (sans mauvais jeu de mot). Pour le moment yen a que 6, mais à partir de 20, je pense que ça va whine sévère.

Je me console comme je peux des quelques milliers d'euros qui vont passer dans la remise aux normes électriques de l'appart. J'aimais déjà pas les plombiers (sauf Mario), ben après lecture des devis, j'aime pas non plus les électriciens. Si quelqu'un veut venir faire des travaux chez moi, je paye le gîte et le couvert :p

Mais bon, que tout ça n'empêcher personne de me bipper le jour où vous passez à Rennes, même en misère y aura toujours des bières au frais pour les pauvres parisiens (et autre) de passage.

mardi 29 septembre 2009

Rhapsody, Symphony, Destiny (pis le Soldat Chamane aussi)

Tout plein de bonnes choses à raconter depuis la dernière fois (et comme les rares personnes qui me lisent sont déjà au courant, l'utilité de ce billet - voire du blog dans son ensemble - est discutable, mais je m'en contrebat les vénérables.)

On va commencer par les lectures (oué, chacun ses priorités dans la vie). J'ai fini La Symphonie des Siècles, cycle en 6 tomes d'Elisabeth Haydon dont j'avais déjà parlé ici.


Je tiens à revenir sur ma première critique. D'abord, le prologue, Ô joie, sert à quelque chose. On s'en rend compte dans le 4ème tome. Faut pas être pressé, mais ça se défend très bien scénaristiquement. J'en dis pas plus, faut pas gâcher la surprise (c'est le facteur le meurtrier, et c'est aussi le vrai père du héros). D'autre part, je soutiens avec bien plus de conviction que le passage long et chiant du premier tome est en fait le socle, le fondement sur lequel va être bâti tout le reste de la saga. C'est long et chiant, mais comme l'a dit Orson, c'est parce que pour les personnages également, c'est long et chiant. Long à un point qu'on ne peut pas imaginer avant d'avancer dans la lecture.

Concernant la suite, donc, c'est juste excellent. Les personnages sont tels qu'on les a découvert au début de la sage. Rhapsody garde son caractère empathique, Achmed reste un fils de pute d'assassin dans l'âme, et Grunthor est la montagne rassérénante, le gros nounours de service. Je craignais qu'Achmed dérive vers un personnage "gentil", mais ce n'est heureusement pas le cas. La saga se poursuit agréablement, et se termine en apothéose dans le dernier tome. A lire absolument.


Après ça, n'ayant plus rien d'inédit à lire, je suis retombé sur les deux premiers tomes du Soldat Chamane, de Robin Hobb. Je les avais achetés chez France Loisirs, sans les lire, lorsqu'ils sont sortis. J'étais alors en plein dans les Aventuriers de la Mer, qui commençaient à sévèrement me saouler, et je n'avais pas envie de me lancer de front dans une autre série du même auteur, de crainte de la trouver aussi catastrophique (oui, j'ai été pas loin de détester les Aventuriers de la Mer, tout comme j'ai adoré l'Assassin Royal).

Mais là, sans rien d'autre à me mettre sous la dent, je m'y suis mis.

Et j'ai bien fait.

D'emblée, je retrouve la narration à la première personne qui m'avait tant plu dans les aventures de FitzChevalier Loinvoyant. L'histoire commence alors que le personnage est très jeune (comme Fitz) et promis à un grand avenir (pas comme Fitz). L'univers n'a rien à voir avec celui des deux sagas précédentes, et ce n'est pas plus mal de changer un peu. Je dévore donc le premier tome, rapidement suivi du deuxième, puis j'envoie ma chère et tendre, sous la menace du fouet, me chercher les 2 suivants chez FL. Au final, les 5 premiers tomes y passent en l'espace de quelques jours.

C'est du grand Hobb. On y retrouve un personnage qui en chie, pas comme ces crétins de la bande d'Althalus (suivez mon regard). On y retrouve le talent de l'auteure, qui réussit à prendre le temps de plusieurs tomes pour introduire le cœur du sujet, sans qu'on ne s'ennuie entre temps. Bref une série pas encore à la hauteur de l'Assassin Royal, mais qui en prend la voie (la voie royale, hahaha).

Bon, en fait ça fait un article un peu long, je vais spliter le reste de mes folles aventures pour éviter de faire un gros pavé. A suivre, donc.

vendredi 14 août 2009

Eddings et Novik

Histoire de faire une pause dans ma frénésie de Pratchett (pas de lassitude, juste que c'est pas le moment, financièrement parlant, d'acheter des bouquins a 15€ l'unité. Et pis en prime, ya plus de place sur les étagères), j'ai été faire un tour chez France Loisirs (ça évite aussi de recevoir l'achat par défaut du trimestre, "Historique de la cuisine au saindoux à travers les âges").

Pour la modique somme de 80€ (oui en fait, c'était pas nécessairement très sensé sur le plan financier, mais merde quoi), je suis donc reparti avec les 2 tomes de la Rédemption d'Althalus (Leigh et David Eddings. J'ai d'ailleurs appris sur la 4ème de couv la mort de M'ame Eddings, c'est bien triste de voir ainsi séparé un couple suffisamment en harmonie pour écrire à 4 mains), les 4 premiers tomes de "Téméraire" (Naomi Novik), un prélude aux Aventuriers de la Mer dont j'ai oublié le titre (du prélude, pas des Aventuriers de la Mer, si ya des gens assez cons pour douter) mais pas l'auteur (Robin Hobb), et la précommande des tomes 5 et 6 de la Symphonie des Siècles (Elizabeth Haydon). La vendeuse a un peu halluciné et j'ai bien profité des promos d'été (3 achetés, 1 offert).

J'ai joyeusement commencé par la Rédemption d'Althalus (que j'écris systématiquement Rédemtpion à la première frappe, accessoirement). Eddings n'a jamais été pour moi le symbole d'une grande originalité, mais la Belgariade ayant fait partie de mes premières lectures, je gardais un certain plaisir à lire ses séries.

Me voilà guéri. Trop c'est trop. Histoire trop convenue, aucune surprise. Qu'aucun gentil ne meure, on a l'habitude, c'est du Eddings. Que les gentils gagnent, qu'ils finissent tous en couples, qu'au moins deux d'entre eux aient des pouvoirs divins, idem.

Mais que les méchants soient suffisamment cons pour perdre (non seulement perdre, mais ne même pas inquiéter une seconde les gentils) malgré l'avantage indéniable d'une expérience de plusieurs millénaires dans l'utilisation des mêmes pouvoirs que les gentils, et se faire damer le pion en beauté par une bande de crétins nés de la dernière pluie, qui découvrent à peine leurs pouvoirs et leur destinée, et parviennent pourtant à mieux les exploiter.

C'est vraiment dommage, car on retrouve aussi les bons côtés d'Eddings. Humour de guerre (Eddings, c'est un peu le John Mac Lane de la fantasy pour ça) et personnages attachants avant tous. Mais bordel, c'est pas parce qu'ils sont attachants qu'il faut pas en faire crever un de temps en temps. Gemmell à lui aussi de superbes personnages (nettement plus "denses" d'ailleurs, ils ne se contentent pas d'être charismatiques), ça l'empêche pas de les faire crever, et en beauté.

Ces bouquins m'ont vraiment laissé un goût amer. Ca m'a un peu rappelé la Prophétie des Pierres de Flavia Bujor, une "prodige" de 13 ans qui avait pondu une prodigieuse merde littéraire, dont j'aurais pu, sans mentir, écrire la totalité du scénario à partir du prologue. Elle avait cependant l'excuse d'être très jeune.

C'est donc passablement énervé (ça s'est vu ?) que je me suis attaqué à Téméraire, de Naomi Novik. Là, je partais avec un a priori plutôt négatif. Des dragons dans les guerres napoléoniennes ? Et la marmotte, elle mets un costume d'amiral et dirige l'armée anglaise ?

Et après avoir dévoré le premier tome (sisi, dévoré. 18h - 3h du mat', une brève pause de 10 minutes pour manger, une autre de 2 heures pour accomplir le devoir conjugal en vitesse), ben j'ai commencé le deuxième. A 3h du mat', donc. Juste extraordinaire. C'est tellement bien écrit, les dragons sont si naturellement intégrés dans l'histoire qu'on se demande si les bouquins de cours de lycée ne nous auraient pas caché des trucs. J'ai donc joyeusement lu les 4 tomes à ma disposition en 4 jours (j'aurais bien fait plus vite, mais malheureusement, parfois, faut aller bosser). A lire, donc. (et pour bien enfoncer le clou par rapport à Eddings qui donne l'avantage à un gamin de treize ans face à un génie de mal de cinq millénaires côté machiavélisme, Novik à la bonté de faire galérer un militaire propriétaire d'un dragon de vingt tonnes. J'aime, ça doit être mon côté sadique, celui qui m'a fait adorer l'Assassin Royal).

En résumé : Eddings 0, Novik 1

Après un bref interlude Pratchettien (Les Ch'tits Hommes Libres, énorme, Miyards !), je vais pouvoir passer chercher la Symphonie des Siècles, qui a eu la gentillesse d'être livrée à temps pour ne pas me laisser seul et désemparé sans rien à lire.

I'll be back.

Ps : Pis sinon, pour la ptite histoire, j'ai enfin reçu mes offres de prêt, je vais pouvoir emménager dans mon nouvel appart début septembre. Nouvel appart, c'est à dire encore plus de place pour ranger des bouquins. Muahahah.